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L’Épopée du Mahâbhârata par Nicolas Villodre

L’Épopée du Mahâbhârata, 1981-2015, 140’

Production : Milena Salvini et Roger Filipuzzi. Réalisation : Jacques Oger

À partir d’épisodes choisis dans l’épopée hindoue du Mahâbhârata, le plus long poème qui ait jamais été écrit, narrés par les moyens propres à la danse-théâtre kathakali originaire du sud de l’Inde, interprétés par une troupe de vingt-deux artistes pour la plupart formés par le Kalamandalam, costumés, parés, maquillés/masqués, captés sur pellicule couleur, en extérieurs, dans les années 80 par Milena Salvini et Roger Filipuzzi, le Centre Mandapa a produit et présenté une version numérique inédite de ces images que nous ne connaissions jusqu’ici que très partiellement.

La séquence didactique inaugurale, qui expose dans le langage gestuel chiffré des mudras la problématique à venir, fort heureusement traduite en français par Brice Notin, est magnifique, poétique, un clip autonome dans un film par ailleurs d’assez longue durée par rapport à celles du théâtre classique de Racine ou de Corneille – bien plus court néanmoins qu’un spectacle comme ceux qui étaient donnés jadis au Kerala, qui pouvaient prendre la nuit entière.

Les costumes sont chatoyants et les maquillages masculins (paradoxalement, les femmes, rôles tenus par des hommes, sont maquillées relativement “nude”) paraissent de véritables masques, peints et sculptés à même la peau, des heures durant, avant chaque représentation. Pour rendre au mieux la rutilance des corps ainsi vêtus, celle des visages de la sorte transfigurés, Milena Salvini et Roger Filipuzzi avaient préféré tourner les scènes en 16mm couleur plutôt qu’en vidéo – il faut dire qu’au début des années 80 l’équipement vidéo professionnel était très lourd, hors de prix et très exigeant en éclairage donc en électricité, et les caméras et magnétoscopes Umatic institutionnels insatisfaisants.

Pour des raisons économiques mais également artistiques (précisément, afin de restituer au mieux la fraîcheur et la brillance des fards et des costumes), les auteurs décidèrent de tourner leurs séquences en décors naturels. Trente ans plus tard, après des opérations de télécinéma (de report du film en vidéo), de numérisation des bandes sonores, musicales et chantées, un très long travail de montage et de mixage, une première mouture du film a pu être enfin montrée sur grand écran au Musée Guimet, au printemps dernier, dans le cadre d’une grande exposition sur les théâtres d’Asie.

Pour être diffusé en salle ou à la télévision en étant conforme aux normes actuelles en matière de haute définition, les images du film mériteraient sans doute d’être traitées dans des laboratoires spécialisés (du moins ceux qui restent, ces entreprises, pour certaines d’entre elles quasiment centenaires, on pense ici à Éclair, étant en train d’être démantelées, voire de disparaître), nettoyées, dérayées, que ce soit par des moyens physiques ou des techniques digitales, étalonnées, retouchées, recadrées, etc. Dans cette quête du Graal, Centre Mandapa mériterait, selon nous, d’être soutenu.

Nicolas Villodre - villodre@noos.fr

www.centre-mandapa.fr



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