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Communextase - Création 2015 - La Zouze - Cie Christophe Haleb par Anne-Marie Chovelon

Communextase est un puzzle réussi, dont chaque partie dévoile le sens des autres, par complétion. Christophe Haleb nous entraîne avec ses interprètes à aimer les questions dans leur potentiel dynamique, dans la gravité du chemin qu'elles animent.

Le spectacle aurait pu s'appeler : « La beauté devant moi fasse que je marche » (extrait d'une prière Navajo ), tant l'esthétique sensible se développe en étoile, brillant avec une complexité d'orfèvre dans la richesse de ses matières.

L'humain dés le départ est au cœur de la poésie qui s'y déploie : les gros plans du regard des interprètes viennent nous cueillir dans nos sièges, tandis que leur présence charnelle ouvre à un monde plus ludique. Ce double regard qui s'impose d'entrée et perdure au fil de la pièce est d'une richesse particulière, qui force à la polysémie, à une dimension humaine qui garde et aime son mystère.

Diamétralement opposé à celle des écrans, l'image vidéo manipulée par les interprètes à travers le dispositif de projection mobile prend un statut nouveau, fragile et changeant, poétique.

Au fil de ses œuvres le chorégraphe a interrogé le genre, et aujourd'hui la nudité des interprètes hommes et femme nous emmène dans un espace nouveau où la question ne se pose même plus : il ne s'agit pour moi que d'êtres humains habillés de leur peau, des êtres d'autant plus humains qu'ils interprètent avec la plus grande simplicité leurs rôles et leurs danses. L'intensité de leur présence vient de là : de la question de l'être, de leur engagement dans la fragilité de l'instant, très loin d'un paraître ballétique.

Le dispositif des objets de cristal renvoie sans cesse à la fluidité de l'eau filtrant la lumière. L'eau, matière du liant et de la mobilité est sans cesse présente et appuie, renouvelle la transformation de la géographie du plateau dans le temps de l'action, en plus du dispositif des plans verticaux inclinés.

Aux questions que le texte pose sur le politique viennent ricocher ces travailleurs en blouses bleues, dans une folle danse qui résonne immédiatement avec l'oeuvre du cinéaste F.W Murnau et cette référence au monde culturel foisonnant de l'entre-deux guerres. Cette grande période de crise aurait-elle pu accoucher dans la richesse de ses graines d'autres perspectives que des monstres que nous y avons rencontrés ?

Les images, les corps, les dispositifs scéniques, les objets, le texte, chaque partie de cette création appuie, éclaire les autres avec une douce subtilité.

C'est une pièce qui se situe dans un après-cataclysme. Son sens est l'amour de la transformation permanente, malgré l'échec des vieilles idéologies, malgré la solitude, malgré tout : nous pouvons marcher en créant de la beauté. Cela nous permet d'espérer ou de nous battre pour un Avenir. Et dans son art, le chorégraphe nous démontre que la révolution permanente n'est pas toujours une utopie puisqu'elle se réalise le temps d'une pièce sous nos yeux... Et si comme dit un acteur la révolution c'est un désir qui rencontre la réalité , les interprètes et le chorégraphe nous en font goûter l'énergie pendant plus d'une heure. C'est un vrai bonheur pour le spectateur qui ne se contente plus de la description des horreurs cumulées de notre monde actuel, mais fait lui-même confiance aux forces vives du renouveau.

Anne-Marie Chovelon dansechovelon.blogspot.fr

Article écrit après les représentations des 8 et 9 octobre 2015 à Marseille dans le cadre du Festival Actoral

Photo 1 © Lazouze D.R.
Photos 2 & 3 © Sébastien Normand D.R.

La Zouze - Cie Christophe Haleb www.lazouze.com

Lire aussi : MY " EVELYNE HOUSE OF SHAME " CIE LA ZOUZE ‪BY CHOVELON’S BANZAÏ‬

 



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