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Portrait : Laurence Rondoni par Nicolas Villodre

C’est en 1988, quand Pascal Baes nous montra son court métrage 16mm en noir et blanc 46 bis tout frais sorti du laboratoire spinassien, que nous fîmes connaissance avec la danseuse Laurence Rondoni. D’abord à l’écran, puis en chair et en os.

Ayant pour partenaire Sara Denizot, Laurence y interprète pour l’éternité un tango postmoderne capté en pixilation, illustré par une chanson mélancolique et tendre de Lili Boniche. Ce, dans la cour pluvieuse du 20e arrondissement qui débouchait jadis, au siècle passé, et même avant, sur le Théâtre de Belleville. C’est elle qui proposa le titre de 46 bis à cette bande tournée en réalité au 46 de la rue – le bis en question n’ayant pas d’existence autre que l’espace profilmique.

La danseuse apparaîtra par la suite dans un autre chef d’œuvre du cinéaste d’avant-garde, Topic, tourné dans les mois qui suivirent à Prague, peu de temps avant la chute du Mur de Berlin. Dans ce film nocturne et désenchanté, pour ne pas dire désespéré, Baes introduit la pose longue qui lui permet d’obtenir des images spectrales, fantomatiques. Outre sa muse d’alors, Sara Denizot, le court métrage est interpréta par le réalisateur et par des artistes de passage comme Laurence Rondoni ou Jérôme Bel. Laurence avait auparavant participé à une autre cinédanse (ou plutôt vidéodanse) Waterproof, (1986), réalisée par Jean-Louis Letacon d’après la chorégraphie éponyme de Daniel Larrieu, sur une composition musicale de Jean-Jacques Palix et Eve Couturier.

Flash back. Venue assez tardivement à l’art de Terpsichore, la jeune femme avait suivi, deux ans durant, les cours de danse dispensés à l’école de Rosella Hightower. La postadolescente de dix-sept ans cohabitait sans problème avec des enfants de moins de dix ans. Son corps, avec le temps, s’est aiguisé mais a conservé cette allure de perpétuelle gamine qui lui fait entreprendre à l’heure où nous écrivons un cursus de master en sciences po. Rien d’étonnant pour qui cultive depuis toujours l’art poétique du décalage et garde le goût du paradoxe. À l’école cannoise, elle découvre le ballet mais aussi bien d’autres disciplines que le classique : le flamenco, avec José Ferran, la méthode Graham, des techniques somatiques comme le Feldenkrais, le modern jazz transmis par Lynn McMurray .

Grâce à la fille de Rosella, Monet Robier, qui dansait chez Régine Chopinot et à ses camarades de classe admis aux Jeunes Ballets de France, Laurence découvre le contemporain et est séduite plus particulièrement par le travail de Daniel Larrieu, la qualité gestuelle de celui-ci et d’interprètes comme Pascale Houbin. Elle suit de près Larrieu à l’époque d’Un sucre ou deux et de Romance en stuc, est engagée dans la compagnie où elle reste pendant quinze ans, ne cessant dès lors de travailler dans le contemporain. C’est d’ailleurs chez le chorégraphe qu’elle rencontre Sara Denizot. Elle s’intéresse aux rapports entre la danse et les arts plastiques, travaille aux reconstitutions patrimoniales du Quatuor Knust, fonde avec des proches comme Matthieu Doze un festival pluridisciplinaire à Tours et une compagnie basée en Picardie...

Après le 11 septembre, elle décide de s’engager à sa façon, artistiquement parlant s’entend et de partir en mission pour Le Caire. Jusqu’à ajourd’hui, elle partage son temps entre l’Egypte et la France, entre ses propres créations et le travail collectif, ses projets et recherches personnels et sa profonde vocation de pédagogue. Elle réalise un film, Attaba, collabore avec le groupe El-Warsha du metteur en scène Hassan El Gueretly ainsi qu’avec le chorégraphe Mohamed Shafik avec lequel elle crée un duo.

Demain est un autre jour. Un autre cycle, certainement. Un nouvel appartement l’attend, situé rue Edgar Poe...

Nicolas Villodre villodre@noos.fr



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