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Monts et merveilles par Nicolas Villodre

Le monde, supposément désenchanté, tout au moins depuis le tournant des deux siècles passés, et selon Max Weber, qui décrit dans Die Protestantische Ethik und den Geist des Kapitalismus (1905) le remplacement de la féerie par la science, est le sujet ambitieux de la dernière production castafioresque, Théorie des prodiges, programmée à Chaillot en conclusion du mois martial de l’année en cours.

Karl Biscuit, membre du courant de fusion musicale Crammed Discs, a, depuis longtemps déjà, élargi son champ de compétence en mettant en scène les chorégraphies de sa partenaire de jeu Marcia Barcellos, et en y intégrant des images vidéo de son cru à l’aide d’un dispositif scénographique rappelant le tube ou cube cathodique d’antan, illuminant littéralement la boîte noire théâtrale. L’influence nikolaïenne, on peut la constater ici à une échelle plus ample, nous semble-t-il, que celle des Chants de l’Umaï (2012) qui valorisaient la bonne élève Marcia, gracieuse danseuse et très bonne chanteuse. Cet ascendant ne se limite pas à la gestuelle “décentrée”, flexible, ondoyante propre à ce grand chorégraphe mais implique aussi l’usage de nappes sonores électroniques et de lumières enveloppantes.

Ceci dit, la vidéo n’est pas un simple appoint ornemental, une façon de maquiller les corps ou de se passer de décor, sauf de quelque paravent ou frise. Elle retrouve la fonction première (ou seconde) du cinématographe que Méliès substitua à la prestidigitation où il était passé maître, tout en combattant la magie noire par la blanche et en démystifiant la photo spirite en vogue. Ne pouvant tout faire, Biscuit et Barcellos ont délégué le graphisme à Vincent de Chavanes, les décors à Jean-Luc Tourné, les costumes à Christian Burle (assisté de Magalie Leportier), la régie à Célio Ménard et Emmanuel Rameaux et engagé les excellentes danseuses Caroline Chaumont, Daphné Mauger, Mayra Morelli, Sara Pasquier, Agalie Vandamme, soutenues par le chant post-grégorien de Camille Joutard et Maéva Depollier.

La comédienne Florence Ricaud, speakerine virtuelle, hologramme mélanchonien, conteuse à l’image sciemment saccadée, relie avec finesse et esprit les douze tableaux qui composent l’œuvre : origine de la vie; émergence du langage; exister; créatures magiques; mythologies; sens de la vie; mystique; néant; infini; cantique du quantique; paradoxe d’Enrico Fermi; cosmos. Suivant ses prédilections, on y appréciera tel ou tel numéro. Il est impossible de ne pas succomber au charme de cet opéra mis au point artisanalement et artistement incarné, avec un soin particulier concernant le traitement du chant – les textes, les arrangements vocaux, la musique ancienne futuristement traitée, le plus sérieusement du monde exécutée, remarquablement délivrée par la sono de l’immense salle Jean Vilar.

Généralement peu sensible aux chimères et aux bestiaires surréalisants, aux effets graphiques flous ou hésitants, aux surcharges trahissant l’horreur du vide, nous avons apprécié la trouvaille de la tête en forme de gros œil de cyclope, le passage stroboscopique kubelkien et la trame abstraite où le papier d’emballage à bulles servait d’écran d’avant-scène.

Nicolas Villodre villodre@noos.fr

Photo 1 © Karl Biscuit D.R. / Photo 2 © Nicolas Villodre D.R.

www.systeme-castafiore.com



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