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Maxence Rey, Le Moulin des tentations par Nicolas Villodre

La dernière pièce en date de Maxence Rey, Le Moulin des tentations, vient d’être programmée à l’Etoile du nord dans le cadre du festival Avis de turbulences.

Devant un rideau noir pailleté, comme ceux qu’on peut trouver, en cherchant bien, dans certains cabarets autour de Pigalle, se tient, d’abord immobile, un quintette d’hommes (en majorité) et de femmes qui ne quittera pas la place durant la soirée. Les danseurs, puisque c’est de danse qu’il s’agit, forment un moulinet, autrement dit, une figure élémentaire de la danse de salon, dans une certaine pénombre trouée par un jet de lumière dirigé vers leurs dix mains jointes et autant de bras (si l’on a bien compté) entrecroisés.

Toute la première partie du show est composée de séquences chorales, les mouvements étant exécutés en synchronie. En consonance, non complètement à l’unisson, les interprètes gardent leur singularité et leur manière d’incarner le propos de la chorégraphe. Les membres du ballet font donc corps, cause commune, tous vêtus de sombre. La scène stellaire étant relativement exiguë, les danseurs la parcourent aisément et en tous sens. En moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Les enchaînements et les gestes, pris un par un ou dans leur déroulé, sont impeccablement exécutés, y compris par Leslie Mannès, la doublure d’une artiste en congé de maternité. On ne sent pas l’impéritie de la grande bringue, ex-« regard extérieur » pour une fois admis au sein de la troupe et, du coup, un peu schizophrène sur les bords : encore dehors et déjà dedans à la fois.

La pièce goupille des motifs dans l’air du temps issus du grotesque médiéval et de celui renaissant qui se dégage, il n’y a aucun doute là-dessus, de l’œuvre du plus flamant des peintres, Jérôme Bosch, dont on célébra l’an dernier le 500e anniversaire. Elle s’inspire de scènes de liesse paysanne quasiment orgiaques et de danses populaires carnavalesques qui peuvent trouver leur équivalent, d’après Maxence Rey, dans les numéros de jerk, de disco et de techno composant la deuxième section du spectacle. Les gestes se gèlent et les mimiques idem. Le mouvement du corps de ballet devient instantané photographique, pose picturale et caricature de l’humaine condition. Cela n’a pourtant rien de cauchemardesque, reste amusant à voir, qui plus est, sexy – jamais graveleux.

S’y donnent aussi des variations individuelles, chacun y allant de sa routine et poussant à l’occasion la chansonnette – le moulinet devenant alors moulin à paroles. Le finale est particulièrement enlevé, en forme de contredanse à l’ancienne mode ou de bacchanale, cela au rythme joyeux du country-blues.

Nicolas Villodre villodre@noos.fr

Photo 1 © Patrick Berger D.R. - Photo 2 © Nicolas Villodre D.R.

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