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Товарищ Золушкa par Nicolas Villodre

L’Opéra de Rennes a fastueusement célébré la nouvelle année en invitant le Ballet de Biarritz de Thierry Malandain à reprendre sa Cendrillon (1945) de Serge Prokoviev, créée en 2013, dans la version musicale enregistrée de l’orchestre symphonique d’Euskadi écartant quelques passages, écourtant le livret à deux actes au lieu des trois d’origine, abrégeant la soirée à une durée de spectacle qui nous a semblé idéale.

Père de choses sûres

Le premier des deux actes présente l’héroïne, incarnée par la menue et gracile Patricia Velázquez, cirant les pompes de son paternel, joué par le jouvenceau Raphaël Canet. La scénographie de Jorge Gallardo, à base de deux cent seize stiletti (si on a bien compté !) relève à la fois de l’installation artistique et de l’aménagement de vitrine de magasin de chaussures pour dames. Le prototype de Cosette est, comme il se doit, maltraitée par un trio infernal formé par sa marâtre et ses demi-sœurs, pour ne pas dire sœurâtres, au look de faux-frères, une famille de substitution, de (ou en) décomposition, matérialisée, suivant une certaine tradition, par des hommes, une sacrée trinité coiffée à la skinhead ou à la Sinnead (O’Connor), l’air patibulaire, la bille quelque peu débilos, limite freaks de Tod Browning.

Au bal masqué, ohé, ohé

Couche-tôt, que cette Cucendron ! Partie sans laisser d’adresse, le bal battant son plein, faute de permission de minuit. Ceci dit, la coquette sait se faire désirer, ayant allumé ce qu’il faut son prince charmant crédiblement interprété par Mickaël Conte. La quête en tous lieux et contrées permit au compositeur de recycler quelques partoches de pastiches de musique de baloche déterrées derrière les fagots du tiroir « danses de caractère ». Le chorégraphe, pour ce qui le concerne, ne se prive pas du plaisir de broder alors quelque espagnolade, quelque fandango du pays basque ou bulería, au son des castagnettes, les mains maniérées des danseuses froufroutantes battues en éventail. Sans parler d’une routine de Schuhplattler des frangines Anastasie et Javotte et d’une danse orientale produite par des ballerines tourbillonnantes, emballées dans des burqas à franges.

La valse des pantins

Une valse triste, délibérément déprimée ou mélancolique, savamment désaccordée, tendanciellement atonale, sert de gimmick ou d’idée-fixe à la compo néoclassique de Proko. Elle autorise des mouvements d’ensemble exhaussant le corps, très différencié, démocratique, du ballet biarrot en son entier. Les costumes de Gallardo, froids dans le premier acte, se réchauffent, dirait-on, au finale. La lumière nickel de Jean-Claude Asquié passe du bleu Nattier au violet. Nombre de trouvailles chorégraphiques et de gags visuels relancent sans cesse l’intérêt. La qualité technique de la troupe est indéniable. Le moelleux du geste est, de ce fait, plaisant à observer. Les effets de ralenti (cf. la paire de claques en pantomime, par exemple), la saturation de la scène par la surpopulation de la douzaine de mannequins de couture qui marqueront aussi le temps (les douze coups de minuit), les portés inusuels, le couple princier hissé par le bon peuple en étendard, tout cela fonctionne. Une grappe, un groupe, une mêlée humaine sans ballon ovale inaugure et conclut le gala.

Nicolas Villodre villodre@noos.fr

Photo 1 © Malandain Ballet D.R. - Photo 2 © Nicolas Villodre D.R.

malandainballet.com



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